die unglaubliche geschichte des herrn topowski

Terril: Témoignages

Un aveugle

Plusieurs fois il m’a tenu le bras. Je ne lui demandais rien, c’était devenu une habitude. J’ai mon circuit dés le matin pour acheter mes clopes mon journal boire mon café au P.M.U chez Christian rue Kleber vous connaissez ? J’y vais à mon rythme et puis je rentre. Il me raccompagnait au retour et on» » »

Le gardien du cimetière

Toutes les semaines… oui oui… le vendredi, je m’en souviens, c’est le jour du poisson… Il passait d’abord voir son père. Cinq minutes. Et sa mère juste avant de sortir. Là, il prenait son temps. Vous savez les gens disent beaucoup de choses sur la tombe de leurs parents. Et pas seulement avec des fleurs.» » »

Blanche en personne

Amoureux de moi ? Oui, c’est possible. En tout cas, il ne me l’a pas montré. Du moins, pas directement. Bien sûr, il y avait des signes. Les femmes sentent ces choses-là. Mais je ne me suis jamais intéressée à lui. La plupart du temps, mon regard ne s’arrêtait pas sur lui. J’ai entendu dire qu’au» » »

Un traiteur

Si, si, je vous jure… Il passait au magasin tous les midis… et quand je vous dis tous les midis, c’est pas midi une ou midi moins deux. Midi pétante, jamais vu ça. C’était mon coucou du midi. D’ailleurs il avait un appétit d’oiseau. Jamais de viande. Je lui faisais des menus végétariens. Sinon je» » »

Une camarade de classe

C’était un garçon pâlot, moyen en presque tout, si je me souviens bien, et très calme. Il était derrière moi mais je ne l’ai jamais entendu. C’est étrange. Les professeurs ne le choisissaient jamais, il y a des types comme ça, ils ne passent jamais au tableau. Peut-être parce qu’on n’attend rien d’eux. Mais ne» » »

Une concierge

Ah non, ça suffit hein… vous croyez que je n’ai que ça à faire ? Et qui c’est qui va me rentrer les poubelles, hein ? Et puis j’aime pas baver sur les autres, ça finit toujours par vous faire des ennuis. Qu’est-ce qu’il a fait d’abord ce Topowski ? Hein ? Il a tué il a violé ? Un» » »

Un ami des pigeons voyageurs

Topowski ? On en a eu un dans l’équipe. C’était il y a des années. Oui, il était des nôtres. Père polonais, mère allemande, c’est ça ? Il n’avait pas particulièrement de succès avec les pigeons. Il est venu vers nous parce qu’il était colombophile, le côté sportif lui faisait ni chaud ni froid. Chez nous, il» » »

Son médecin généraliste

Il est venu une ou deux fois en consultation. Excusez-moi, je suis lié par le secret professionnel, je ne peux pas vous dire grand chose… Ah oui, c’est vrai vous êtes de la police… Alors on fait comme si je parlais en général, de toute façon, je ne citerai pas son nom, ça me gêne.» » »

La voisine

Bien sûr que je sais qui est monsieur Topowski. Les passants, on les connaît. Oui, voilà, je sais à quoi ressemble monsieur Topowski et comment il s’appelle. Polonais, n’est-ce pas ? Disparu, vous dites ? Mais qu’allez-vous imaginer ! Il est sûrement allé faire un tour. Il passe davantage inaperçu que les autres, vous comprenez ? Il est un» » »

La vendeuse dans la boulangerie

Oui, j’ai souvent servi monsieur Topowski. Une baguette. Un type gentil, mais…vous voyez, c’est étrange que vous le recherchiez. C’est précisément le genre d’homme dont personne ne se préoccupe. Quand il sortait du magasin, c’était comme s’il n’y était jamais entré. Par exemple, je ne pourrais pas vous dire avec certitude s’il venait régulièrement. Ni» » »